Interview avec France Lasfargues après la FIAT 2011

 

France Lasfargues, project manager à la fondation, gère deux projets de recherche sur l'archivage du web ainsi qu'un portefeuille de partenaires d'Internet Memory. Elle nous confie le bilan de sa participation à la conférence de la Fédération Internationale des Archives de Télévision (FIAT) à Turin, en septembre dernier, où elle a animé un workshop sur l'archivage du web et les archives audiovisuelles avec deux partenaires : la SWR (Télévision allemande) et Beeld en Geluid (Institut pour l’Audiovisuel, Pays-Bas)

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Était-ce votre première participation à la FIAT ?

France Lasfargues : Personnellement, oui. Mais, de par son statut de membre adhérent de la FIAT, ce n’est pas la première participation d’Internet Memory Foundation. L’année dernière, Chloé Martin, Business Developer à la Fondation, avait présenté un poster axé sur notre plateforme d’archivage web, Archivethe.net (ATN) et sur les problématiques liés à la collecte et l’accès des vidéos qui sont diffusées sur le Web.

Est-ce aisé pour Internet Memory de participer à une telle conférence internationale ?

F.L. : Pour intervenir à la FIAT, il faut tout d’abord répondre à l’appel à participation qui a lieu au moins 3 mois avant. Il s’agit alors de décider d’un angle d’attaque, des participants que nous souhaiterions intégrer et de la forme de la présentation (poster, atelier, conférence plénière,…). Puis nous soumettons notre proposition et attendons un retour de la FIAT. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur des problématiques qui associent les attentes et besoins des archives audiovisuelles et nos compétences et axes de développement. La forme du workshop nous semblait la plus adéquate, afin d’ouvrir également un espace de parole et d’échange avec l’audience.

Cela nous amène justement à parler plus amplement du motif de la présence d’ Internet Memory à la FIAT.

F.L. : Notre objectif est relativement simple : faire prendre conscience de la nécessité de l’archivage du web pour les archives audiovisuelles et, par là même, faire connaître nos compétences en la matière. Internet Memory souhaite impulser des projets, motiver les institutions à se lancer dans l’archivage du web, maintenant, afin de stopper l’hémorragie de la perte de contenus pertinents et à haute valeur ajoutée.


Quel est l’angle choisi par Internet Memory pour cet atelier ?

F.L. : Le workshop a surtout été l’occasion d’inviter des archives audiovisuelles à partager sur leurs problématiques actuelles en terme d’archivage du web et de parler des solutions que nous avons développées, en terme de capture et d’accès. Et il faut dire que nous avons de solides arguments en la matière. Cela nous a donné l’occasion de communiquer sur l’ensemble de nos projets LIWA, LK, LAWA, SCAPE, et tout particulièrement, ARCOMEM, qui s’avèrent être des projets européens de grande envergure et une excellente référence pour démontrer l’étendue de nos technologies et compétences. Dans le détail, étant donné que nous nous adressions alors à des archives audiovisuelles, nous avons mis l’accent sur le challenge technique qu’est la capture vidéo dans les sites web (LIWA). Autre point important, le web social et les défis qu’il représente pour les archivistes (ARCOMEM). Nous avons bien entendu parlé des divers outils que nous développons (entre autres Application Aware Crawling, API Crawls, etc…) pour résoudre les problèmes d’archivage et améliorer la collecte de données.


Cette conférence internationale devait compter beaucoup de participants ? Votre atelier a-t-il été plébiscité ?

La conférence a réuni plus de 300 archivistes.
Quant au workshop que nous avons animé, la salle était comble avec plus 120 participants. J’avoue que nous ne nous attendions pas à un tel succès car l’année dernière, le workshop sur l’archivage du web avait mobilisé tout au plus 40 personnes ! D’ailleurs, les organisateurs de la conférence ont souligné notre « score d’audience ». Cela montre que l’archivage du web et les archives audiovisuelles intéressent de plus en plus les archivistes et nous en voilà ravis. Les services d’Internet Memory pourraient donc être amenés à se développer dans un avenir proche et nous sommes toujours partants pour renouveler cette expérience à la FIAT.

 

 

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